D’autres films ont été vus pendant les Festival de Cannes 2017. N’ayant pas eu droit à une critique à part entière, voici quelques mots sur chacun d’entre eux !

Ava (Semaine de la Critique) (Date de sortie en salle : 21 juin 2017)

Première réalisation de la jeune Léa Mysius qui est assurément un talent à suivre. Partant sur le postulat grave d’une jeune adolescente perdant peu à peu la vue, Ava suit son héroïne prenant la vie à bras le corps pour profiter encore de ce qu’elle peut voir et vivre l’amour avec un ténébreux gitan découvert sur une plage. Il révèle également le talent de la jeune actrice principale, Noée Abita.

7/10

Le jour d’après (en compétition) (Date de sortie en salle : 7 juin 2017)

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Hong Sang-soo tourne beaucoup et son nouveau film a droit à la compétition cette année à Cannes. Après un premier tiers pouvant paraître verbeux et donner l’impression de tourner en rond, Le jour d’après, grâce à un scénario intelligent, parvient à retourner doucement mais sûrement la situation du drame à la comédie en amenant peu à peu de situations ubuesques délicieuses. Il s’agit là par contre d’un cinéma assez limité en terme de mise en scène et l’utilisation du noir et blanc ne se justifie pas vraiment.

7/10

Vers la lumière (en compétition) (Date de sortie en salle : 20 septembre 2017)

Naomi Kawase livre avec son nouveau film une histoire touchante décrivant avec justesse les difficultés du métier de descripteur audio de films pour les aveugles et malvoyants. A travers le personnage de Misako et les différentes réunions avec un comité de personnes touchées par le handicap, on se rend compte de la difficulté d’effectuer un rendu fidèle à l’œuvre. Vers la lumière permet également de relater une jolie romance entre Misako et Masaya, un photographe en plein désarroi alors qu’il perd peu à peu la vue. La mise en scène s’avère également de belle facture et le jeu de lumière entre la cecité (absence de lumière) et les sublimes plans ensoleillés qui traversent le film lui confèrent une certaine poésie, bien emballée par la bande son toute en délicatesse signée Ibrahim Maalouf. Tout cela est joli mais manque d’un souffle et d’une puissance évocatrice supplémentaire pour se transcender véritablement.

7/10

You Were Never Really Here (en compétition) (Date de sortie indéterminée)

Lynne Ramsay livre un film très ramassé (d’une durée autour d’1h20) qui n’est pas sans rappeler le cinéma de Nicolas Winding Refn avec son héros peu bavard, sa violence sans concession et sa musique envoutante (signée ici Johnny Greenwood). Le scénario est aussi intéressant qu’un peu brumeux tandis que Joaquin Phoenix effectue une très belle interprétation dans le rôle de cet ancien militaire au corps massif.

7/10

L’Amant double (en compétition) (Date de sortie en salle : 26 mai 2017)

François Ozon livre un thriller prenant, troublant, érotique et drôle qui rappelle autant Hitchcock que le Cronenberg de la vieille époque. Jérémie Rénier effectue une double prestation de haute volée parfaitement croustillante tandis que Marine Vacth apporte tout le magnétisme de son physique au rôle de cette jeune femme prise en étau.

7/10

The Square (en compétition) (Date de sortie indéterminée)

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Égratignant allégrement le milieu de l’art contemporain et du snobisme l’entourant, The Square fait plus office de film où chaque scène paraît comme un sketch distinct soutenu par le fil rouge du personnage principal, un homme vaguement lâche. Le métrage fonctionne sur courant alternatif mais contient quelques vraies séquences choc qui restent longtemps à l’esprit.

6/10

Les Proies (en compétition) (Date de sortie en salle : 23 août 2017)

Sofia Coppola remake le film de Don Siegel en y adoptant un point de vue résolument féminin. Filmé avec élégance, le métrage colle au style de sa réalisatrice, un peu polissé et fait preuve d’un penchant comique certain. Le film manque tout de même de puissance ou de folie et n’est pas forcément aidé par un Colin Farrell visiblement déboussolé au milieu de ce casting féminin, qui fait le sel du film, tout le groupe fonctionnant en parfaite alchimie. Un divertissement qui reste tout de même léger.

6/10

God of War (marché du film) (Date de sortie indéterminée)

Au 16ème siècle, les pirates japonais prolifèrent le long du littoral chinois. En 1557, les pirates prennent le contrôle de Cengang au Zhejiang. Après des mois d’avances futiles, le commandant Yu (Sammo Hung) les battent finalement sous la direction du général Qi (Vincent Zhao) nouvellement promu. Les Pirates, cependant, parviennent à s’échapper.

Gordon Chan parvient ici à optimiser son budget de 25 millions de dollars pour livrer un film d’époque aux séquences d’action plutôt bien emballées, avec une réalisation ample, particulièrement remarquable lors des séquences de sièges. Les acteurs y effectuent des prestations correctes et l’histoire tient suffisamment la route pour qu’on reste captivé. Pas forcément très original mais divertissant.

6/10

Sans Pitié (hors compétition) (Date de sortie en salle : 28 juin 2017)

Un autre film coréen présenté hors compétition cette année au Festival de Cannes. Film de gangsters à l’intrigue par très originale faite de coups bas et de retournements de situation qui voudrait adopter un ton proche de celui de Quentin Tarantino, il livre en fait un divertissement juste honnête réhaussé par un derniers tiers plus sombre qui donne un sens à son titre.

5/10

Happy End (en compétition) (Date de sortie en salle : 18 octobre 2017)

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Michael Haneke revient avec un film décontenançant, mi-figue mi-raisin. Suivant les déboires d’une famille bourgeoise à côté de la plaque, il choisi presque de se moquer de son propre cinéma et de jouer avec son spectateur. Semblant hésiter entre férocité et burlesque, il vogue entre deux eaux sans véritablement prendre de consistance. Il reste quelques séquences amusantes, un Jean-Louis Trintignant toujours bon et une jeune actrice, Fantine Harduin, qui s’avère être une vraie révélation.

5/10

Faute d’amour (en compétition) (Date de sortie en salle : 20 septembre 2017)

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Une description intéressante d’un couple dysfonctionnel dans une Ukraine en proie au chaos. Une mise en scène soignée et une première moitié de film intéressante avant de se retrouver devant l’exposition d’une enquête (pour retrouver leur fils) faisant preuve de peu d’originalité, donnant un gros sentiment de déjà-vu.

5/10

Mise à mort du cerf sacré (en compétition) (Date de sortie en salle : 1er novembre 2017)

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Yorgos Lanthimos, qui avait livré dernièrement The Lobster, retrouve Colin Farrell dans ce drame qui côtoie le fantastique en lorgnant trop visiblement vers Kubrick pour un résultat un peu prétentieux. Reste quelques scènes fortes et une interprétation remarquable du jeune Barry Keoghan.

5/10

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