Divergente 2Un film réalisé par Robert Schwentke. Avec Shailene Woodley, Theo James et Kate Winslet. Date de sortie en salles : 18 mars 2015.

Il y a quasiment un an, le premier volet cinématographique adapté de la trilogie littéraire de Veronica Roth sortait sur les écrans. Voici la suite !

A l’époque déjà, Divergente, film à l’univers dystopique situé dans une société américaine post-apocalyptique non loin de Chicago, souffrait de sa comparaison avec les mises en images de la saga Hunger Games (issues, pour leur part, des best-sellers de Suzanne Collins). Dans les deux cas, la symbolique du passage à l’âge adulte appelle à une rébellion contre une société qui, en apparence parfaitement régentée, se révèle en fait être un vrai Etat totalitaire. C’est ce discours ainsi que toute l’imagerie qui va avec (les valeurs fondamentales à restaurer, les choix cruciaux à faire) qui font de ces adaptations des films cibles particulièrement destinés aux post-adolescents. Dans Divergente, la société en question est divisée en cinq factions : les Audacieux, les Altruistes, les Erudits, les Sincères et les Fraternels ainsi que les laissés pour compte, ceux qui n’ont pas réussi l’épreuve de passage ou qui n’arrivent pas à s’adapter, qu’on nomme les Sans Faction. On y suit l’itinéraire de la jeune Béatrice âgée de seize ans et née dans une famille d’Altruistes qui deviendra Tris lorsqu’elle choisira de rejoindre le clan des défenseurs de la ville et du maintien de l’ordre, les Audacieux (le rôle est joué par Shailene Woodley qu’on a vu récemment dans Nos étoiles contraires). Mais un secret la ronge. Lors de son test d’aptitude, elle apprend qu’elle est une divergente et qu’elle possède donc en elle la capacité effective de plusieurs factions. Ce potentiel la met en grand danger car Jeanine Matthews, chef des Erudits (Kate Winslet) sentant en eux une menace, tente de les repérer afin de les éliminer. A la fin de Divergente, Tris partait, pour se cacher,  vers le quartier des Fraternels accompagnée de son frère, de son ennemi Peter et de Quatre, son instructeur dont elle est tombée amoureuse.

Divergente 2
 

Si nous avons pris le temps de faire ce (très) bref résumé, c’est que Divergente 2 : l’insurrection ne s’embarrasse pas des retardataires. A part quelques rapides flashbacks censés rappeler aux initiés certains éléments décisifs du premier opus, rien ne permettra aux nouveaux arrivants de comprendre le fonctionnement de la ville, les personnages, leurs aspirations et leurs enjeux. Cette fois, ce n’est plus Neil Burger (occupé à la post-production du premier film) mais Robert Schwentke (R.I.P.D. Brigade Fantôme) qui prend les rênes de la réalisation pour un métrage qui plonge encore davantage dans l’action la plus pure. Si du côté de la mise en scène, on est séduit par le dynamisme dont fait preuve Schwentke, nous restons en marge du récit qui reprend pourtant les mêmes modes de fonctionnement que le premier chapitre : rebondissements incessants, scènes de bataille et de simulations bien agencées, torrents d’effets numériques, double visage des protagonistes dont on ne sait plus vraiment qui ils sont. C’est sans doute ici, dans ce doux ronronnement que pêche l’intérêt de Divergente 2 : l’insurrection. Plus de bruits, de fureur, d’onirisme cauchemardesque mais moins de surprise pour le spectateur qui aura vite démonté le mécanisme du récit de Veronica Roth en même temps que celui du film qui prend pourtant des libertés pour agrémenter (charger on pourrait dire) une histoire qui avance tous azimuts et comme sur des roulettes. Le rajout d’un coffret en forme de pentagone (un coté pour chacune des factions) que seul un divergent peut ouvrir en faisant face à cinq simulations successives, est pourtant l’une des bonnes idées scénaristiques du métrage qui, à cette occasion, prend quelques fois son envol vers des scènes à l’imaginaire bien pensé. Malgré qu’on soit désormais en terrain connu (et reconnu), il faut avouer en toute bonne foi que les presque deux heures que dure le film passent assez vite. Sans ennui mais sans réelle surprise.
 
Divergente 2 : l’insurrection saura séduire les fans de la trilogie de Veronica Roth bien que le second volet (le troisième serait réalisé en deux parties) ne renouvelle pas le genre de la science-fiction dystopique et souffre autant de son mécanisme répétitif que de sa comparaison avec Hunger Games.
 

5/10

 

Christophe Hachez

http://planete-cine.com/wp-content/uploads/2016/04/divergente-2-critique.jpghttp://planete-cine.com/wp-content/uploads/2016/04/divergente-2-critique-300x300.jpgCyril PerraudatCritiquesDivergente 2,Shailene Woodley
Un film réalisé par Robert Schwentke. Avec Shailene Woodley, Theo James et Kate Winslet. Date de sortie en salles : 18 mars 2015.Il y a quasiment un an, le premier volet cinématographique adapté de la trilogie littéraire de Veronica Roth sortait sur les écrans. Voici la suite ! A l’époque...
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