Un film réalisé par Gabriele Mainetti. Avec Claudio Santamaria, Illenia Pastorelli et Luca Marinelli. Date de sortie en salle : 03 mai 2017.

Le film qui avait obtenu l’équivalent de 7 Césars en Italie débarque avec un an de décalage en France. Le super héros criminel incarné par Claudio Santamaria a-t-il ce qu’il faut pour tout emporter sur son passage ?

En aparté, histoire de causer différence de culture cinématographique entre l’Italie et la France, on aurait du mal à imaginer un tel film nommé aux Césars en France, pays où le cinéma de genre n’est pas tellement mis en valeur. Au-delà des qualités et défaut du film, saluons l’académie italienne sachant reconnaître le cinéma dans sa diversité. On est ici effectivement devant un film décalé, à la fois violent et humoristique, à la trame pouvant paraître classique mais au ton singulier. On y suit un petit malfrat, Enzo, qui tombe dans les eaux du Tibre après une course poursuite avec la Police. Il est alors irradié par des fûts de produits radioactifs percés, entraînant peu de temps après l’acquisition d’une force surhumaine qu’il va pouvoir exploiter… dans quel but ?

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On l’appelle Jeeg Robot est à la fois un film sympathique et un peu frustrant, généreux et un peu trop ambitieux. Pour son premier long métrage, Gabriele Mainetti nous montre qu’il a bien ingurgité tous les codes du film de super héros pour les mélanger dans une forme de réalisme social et de film de gangsters à l’italienne. Jamais le scénario ne sera véritablement surprenant, passant de la découverte des super pouvoirs du héros au questionnement sur leur utilisation en passant par l’affrontement avec un méchant psychopathe sans pitié. S’il est amusant de voir tout cela se dérouler dans le milieu du banditisme romain, le film ne sort pas tant que ça des sentiers battus même s’il veut s’en donner les moyen en dépeignant une ville morose baignée dans la terreur au moment où des bombes explosent régulièrement dans un contexte social tendu. Le film tente un peu maladroitement de se donner de la consistance en insistant sur une love-story atypique qui a plutôt tendance à donner des séquences redondantes ayant pour effet de donner une longueur un peu trop conséquente au film. On l’appelle Jeeg Robot aurait gagné parfois à aller un peu plus à l’essentiel pour imprimer un rythme plus cohérent et soutenu. En dehors de cela, il faut reconnaitre que l’interprétation de Claudio Santamaria en héros taciturne est plutôt remarquable et qu’Illenia Pastorelli, issue de la télé-réalité, lui donne parfaitement le change en jeune femme fragile et perturbée mentalement qui va le faire sortir de sa coquille. Luca Marinelli peine un peu plus à imprimer l’écran dans un rôle de méchant où ses gesticulations proche de celles d’un Heath Ledger en Joker ne l’aide pas vraiment à sortir du cadre classique du salopard sans foi ni loi.

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Film de super héros décalé en cité romaine, On l’appelle Jeeg Robot est une oeuvre assez singulière méritant le coup d’oeil mais qui peine tout de même à véritablement casser les codes du film de super héros. Le duo Claudio Santamaria / Illenia Pastorelli y fonctionne en tous cas très bien en rendant leurs personnages attachants.

6/10

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Un film réalisé par Gabriele Mainetti. Avec Claudio Santamaria, Illenia Pastorelli et Luca Marinelli. Date de sortie en salle : 03 mai 2017.Le film qui avait obtenu l'équivalent de 7 Césars en Italie débarque avec un an de décalage en France. Le super héros criminel incarné par Claudio Santamaria...